jeudi 28 avril 2011

Le procès Rubygate reporté au 31 mai !

Ce 6 avril dernier devait se dérouler la première audience, à Milan, du procès Rubygate. Ce procès, le plus médiatisé et sans doute le plus sensible qu'ait eu à affronter le Cavaliere, s'est vu renvoyé au 31 mai. Ni le Cavaliere, ni ses avocats, ne se sont présentés au tribunal puisque retenus à Rome pour des sessions parlementaires. Ruby, la jeune mineure qui aurait pris part aux fameuses soirées "Bunga-Bunga" du président italien, n'était pas non plus présente.

Silvio Berlusconi est accusé, dans cette affaire, d'avoir payé des prestations sexuelles à la jeune Marocaine Karima El-Mahroug (alias Ruby) alors que cette dernière était encore mineure. Berlusconi est également accusé d'abus de pouvoir pour avoir fait libérer la jeune Ruby après une interpellation l'amenant au poste de police pour vol. Le président affirme être intervenu car il pensait que la jeune fille était la nièce de l'ex-président égyptien Hosni Moubarak. Mais le parquet n'est pas du même avis. Pour lui, l'accusé a agit pour empêcher Ruby de faire des déclarations compromettantes.

Silvio Berlusconi et la jeune femme nient, l'un comme l'autre, avoir eu des relations sexuelles lors de ces fameux dîners organisés dans la villa du président, à Arcore (près de Milan). Ceux-ci n'auraient pas dégénéré en soirées "Bunga-Bunga" (comme les appelle le Cavaliere).

Le procès Rubygate ... une affaire à suivre !


Berlusconi : ses dernières frasques avec la justice

Depuis son entrée en politique, en 1993, Silvio Berlusconi n'a cessé d'avoir affaire avec la justice.


Photo AFP

A plusieurs reprises, le chef du gouvernement italien a été condamné à la prison ferme par la justice italienne mais il a toujours réussi à y échapper. Il a été acquitté ou a bénéficié de la prescription de l'ensemble de ses délits. En effet, en 2010, toutes les procédures judiciaires le concernant avaient été gelées suite à l'adoption d'une loi lui accordant l'immunité pénale pendant 18 mois. Cette immunité pénale fut partiellement levée le 13 janvier 2011.




Aujourd'hui, la justice se rappelle à lui. Il est notamment impliqué dans les affaires suivantes: Rubygate, Mills, Mediatrade et Mediaset.

Affaire Rubygate
Dans cette affaire, Silvio Berlusconi est soupçonné d'avoir eu des relations sexuelles tarifées avec une jeune Marocaine appelée "Ruby" (son vrai nom : Karima El-Mahroug) alors qu'elle n'avait pas encore 18 ans. Il est également inculpé pour abus de pouvoir. Il est intervenu pour faire libérer la jeune Ruby après son interpellation pour un vol présumé.

Affaire Mills
Le parquet de Milan l'accuse d'avoir versé 600 000 dollars à son ancien avocat britannique, David Mills, en échange de faux témoignages. Témoignages qui ont été utilisés pour la défense du Cavaliere dans deux procès remontant aux années 1990.

Affaire Mediatrade
Dans cette affaire, Silvio Berlusconi est accusé de s'être approprié "indûment" des fonds de la société Mediatrade (filiale de sa holding Fininvest) contrôlée par son associé ,l'homme d'affaires américano-égyptien Frank Agramo.

Affaire Mediaset
Le chef du gouvernement italien est accusé de fraude fiscale et de détournement de fonds. Il aurait gonflé le prix de droits télévisés, achetés par deux sociétés-écrans lui appartenant, lors de leur revente à sa société d'audiovisuel Mediaset. Cette opération lui aurait permis de détourner 35 millions d'euros.

[Informations LeMonde.fr]