mardi 31 mai 2011

Affaire Rubygate

Nouvelle audience préliminaire du procès Rubygate.

La défense de Silvio Berlusconi était assurée par les avocats Niccolo Ghedini et Piero Longo. Ceux-ci ont soulevé la question de compétence du tribunal de Milan. Dans un permier temps, il était question de compétence territoriale puisque les parties fines (appelées Bunga-Bunga) auraient eu lieu dans la villa d'Arcore. Il a aussi été question de compétence fonctionnelle en rapport avec l'abus de pouvoir.

La défense s'est également intéressée à divers élements, outre les compétences du tribunal de Milan : les écoutes téléphoniques ou encore la violation présumée de la correspondance. Chaque question était illustrée par des centaines de pages de dossiers. 

Maitre Ghedini a insisté sur "l'incompétence fonctionnelle" du tribunal de Milan, assurant qu'il revenait au Tribunal des ministres de juger, le cas échéant, le chef du gouvernement. "Soit Silvio Berlusconi a appelé la police en tant que citoyen, personne privée et il n'y a pas d'abus de pouvoir car ce délit ne peut être commis que par un responsable public, soit il a appelé en tant que chef du gouvernement, alors la compétence est du tribunal des ministres", a déclaré l'avocat.

Quand une affaire est jugée par le tribunal des ministres, un collège de magistrats est institué pour l'occasion. Et le procès ne peut commencer qu'avec l'autorisation du Parlement. Mais dans le cas de Silvio Berlusconi, même s'il dispose d'une solide majorité au parlement, cette autorisation n'a pratiquement aucune chance d'être votée.

Les trois magistrats occupés par l'affaire ont fixé la date de la prochaine audience au 6 juin prochain.

[Informations AFP]

Reprise du procès Rubygate

C'est affaibli par la défaite électorale de ce week-end que Silvio Berlusconi reprend le chemin du tribunal pour la reprise du procès Rubygate.

Silvio Berlusconi aurait payé à une dizaine de reprises les prestations sexueles de Karima El Mahroug (mieux connue sous le nom de Ruby), entre février et mai 2010, alors que la jeune fille était mineure. Cela constitue un délit qui est passible de trois ans de prison en Italie.

Tant le Cavaliere que la jeune Ruby nient avoir eu des rapports sexuels.

Dans cette affaire, Silvio Berlusconi est poursuivi pour abus de pouvoir. Il aurait fait pression sur la police milanaise afin que Ruby soit libérée alors qu'elle avait été arrêtée pour vol. Par la suite, il a expliqué être intervenu pour éviter un incident diplomatique, pensant que Ruby était la nière de l'ex-président Hosni Moubarak. 

Les soirées Bunga-Bunga sont censées avoir eu lieu dans la villa du Cavaliere à Arcore. C'est la question de compétence du tribunal de Milan qui, selon un membre du cabinet Ghedini-Longo, devrait être soulevée lors de l'audience.  Compétence territoriale donc, mais aussi compétence fonctionnelle puisqu'il est question d'abus de pouvoir. Ce délit pourrait lui valoir douze ans de prison car il aurait agi en tant que chef du gouvernement.

Silvio Berlusconi a déjà annoncé qu'il serait absent lors de cette audience.

[Informations AFP]

lundi 30 mai 2011

Affaire Mediatrade : prochaine audience le 12 juillet

La prochaine audience préliminaire pour l'affaire Mediatrade aura lieu le 12 juillet prochain. Silvio Berlusconi est jugé, dans cette affaire, pour une affaire de surfacturation présumée de droits télévisés. Pier Silvio, vice-président de Mediaset et fils de Berlusconi, est également convoqué.

Pour rappel : L'affaire Mediatrade, dans laquelle M. Berlusconi est soupçonné de fraude fiscale et d'abus de confiance, concerne la surfacturation présumée de droits télévisés achetés par Mediatrade-RTI, une société de son empire télévisuel Mediaset, à des majors américaines, ce qui aurait permis de constituer une caisse noire.

D'autres personnes sont concernées par cette affaire : 
° Franck Agrama, producteur américain 
° Fedele Confalonieri, président de Mediaset

D'après les médias italiens,  la décision de la magistrate quant au renvoi ou non en justice de Silvio Berlusconi à l'issue des audiences préliminaires, devrait intervenir après l'été.

[Informations AFP]

Berlusconi reconnaît la défaite

Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a reconnu la défaite de la droite aux élections municipales.

"Nous avons perdu, c'est évident, mais maintenant il faut garder son calme et aller de l'avant, la majorité est déterminée et unie", a-t-il déclaré.  "Chaque fois que je subis une défaite, je triple mes forces".



La droite de Berlusconi perd Milan et Naples

Le second tour des élections municipales italiennes a rendu son verdict. La droite de Silvio Berlusconi perd Milan et Naples.

A Milan, après le dépouillement des bulletins de vote dans la presque totalité des bureaux de vote (1195 sur 1251), Giuliano Pisapia (le candidat de gauche) menait avec 55,12% contre 44,87% pour Letizia Moratti (candidate PDL).

C'est une écrasante défaite pour la droite, et surtout pour Silvio Berlusconi, qui considérait ces élections comme étant un référendum sur sa personne. "Pour" ou "contre", les citoyens italiens ont choisi ... c'est contre.

Perdre Milan constitue une lourde défaite pour Silvio Berlusconi puisque la capitale économique du pays est aussi sa ville natale et le fief électoral de son parti depuis dix-huit ans. C'est également à Milan que se trouve le siège de son empire médiatique Fininvest.

A Naples, c'est l'ex-magistrat Luigi de Magistris qui remporte les élections municipales face à son adversaire Gianni Lettieri qui pourtant, au premier tour, s'était retrouvé en ballotage favorable.

"La ballotage pour ces municipales indique que la droite a perdu et nous devrons l'analyser et tenter de donner des réponses avec la politique de notre gouvernement", a déclaré le vice-président des députés du PDL, Gaetano Quagliariello.

Nicola Latorre, qui est un des principaux dirigeants du PD, s'est également exprimé : "Silvio Berlusconi et le berlusconisme sont sur la voie du déclin".

De son côté, Silvio Berlusconi a convoqué un conseil des ministres dès son retour d'un sommet bilatéral à Bucarest ainsi qu'une réunion de la présidence de son parti, le PDL.

[Informations AFP]

Facebook : Berlusconi à la troisième place, selon E-net Business

L'agence de E-communicationn E-net Business a réalisé un baromètre des politiques présents sur Facebook.

Les politiques du G8 ont été analysés :

1   Barack Obama   USA   20730533 fans
2   Nicolas Sarkozy   France   430279 fans
3   Silvio Berlusconi   Italie   303111 fans
4   David Cameron   Royaume Unis   126179 fans
5   Angela Merkel   Allemagne   88144 fans
6   Stephen Harper   Canada   57880 fans
7   Dmitri Medvedev   Russie   334 fans
8   Naoto Kan   Japon   64 fans
>>> Pour en savoir plus : E-net Business : Baromètre facebook

vendredi 27 mai 2011

G8 : Berlusconi ne râte pas une occasion de se plaindre

Ce jeudi 26 mai s'ouvrait le sommet du G8 dédié au printemps arabe. A Deauville, ce sont les plus grandes puissances internationales qui se sont donc réunies.

Dans un aparté avec le président américain, le chef du gouvernement italien en a profité pour plaider sa cause et dénoncer "la dictature des juges de gauche". Barack Obama est visiblement resté indifférent aux plaintes de Silvio Berlusconi.

Mais voyez par vous même ...



Silvio Berlusconi n'avait pas encore eu l'occasion de s'entretenir en tête-à-tête avec le président américain. Il aurait apparemment joué le forcing s'approchant ,accompagné de son photographe, de Barack Obama qui était alors assis à la table de conférence.

"Nous avons présenté la réforme de la justice, et pour nous c'est fondamental, parce qu'en ce moment, nous avons quasiment une dictature des juges de gauches", a-t-il expliqué au président Obama qui reste toutefois impassible. Mais il persiste et dit : "On m'a fait 31 procès et j'ai toujours été acquitté".
L'insistance de Silvio Berlusconi à solliciter le président américain à propos d'une affaire d'ordre national, sinon personnel, lui a valu les moqueries de la presse italienne. Le journal Le Monde cite notamment le journal italien La Republica : "Voilà un premier ministre qui utilise la scène internationale pour nuire à son pays, en le discréditant auprès d'autres leaders des grandes démocraties".

[Informations AFP]