mardi 31 mai 2011

Affaire Rubygate

Nouvelle audience préliminaire du procès Rubygate.

La défense de Silvio Berlusconi était assurée par les avocats Niccolo Ghedini et Piero Longo. Ceux-ci ont soulevé la question de compétence du tribunal de Milan. Dans un permier temps, il était question de compétence territoriale puisque les parties fines (appelées Bunga-Bunga) auraient eu lieu dans la villa d'Arcore. Il a aussi été question de compétence fonctionnelle en rapport avec l'abus de pouvoir.

La défense s'est également intéressée à divers élements, outre les compétences du tribunal de Milan : les écoutes téléphoniques ou encore la violation présumée de la correspondance. Chaque question était illustrée par des centaines de pages de dossiers. 

Maitre Ghedini a insisté sur "l'incompétence fonctionnelle" du tribunal de Milan, assurant qu'il revenait au Tribunal des ministres de juger, le cas échéant, le chef du gouvernement. "Soit Silvio Berlusconi a appelé la police en tant que citoyen, personne privée et il n'y a pas d'abus de pouvoir car ce délit ne peut être commis que par un responsable public, soit il a appelé en tant que chef du gouvernement, alors la compétence est du tribunal des ministres", a déclaré l'avocat.

Quand une affaire est jugée par le tribunal des ministres, un collège de magistrats est institué pour l'occasion. Et le procès ne peut commencer qu'avec l'autorisation du Parlement. Mais dans le cas de Silvio Berlusconi, même s'il dispose d'une solide majorité au parlement, cette autorisation n'a pratiquement aucune chance d'être votée.

Les trois magistrats occupés par l'affaire ont fixé la date de la prochaine audience au 6 juin prochain.

[Informations AFP]

Reprise du procès Rubygate

C'est affaibli par la défaite électorale de ce week-end que Silvio Berlusconi reprend le chemin du tribunal pour la reprise du procès Rubygate.

Silvio Berlusconi aurait payé à une dizaine de reprises les prestations sexueles de Karima El Mahroug (mieux connue sous le nom de Ruby), entre février et mai 2010, alors que la jeune fille était mineure. Cela constitue un délit qui est passible de trois ans de prison en Italie.

Tant le Cavaliere que la jeune Ruby nient avoir eu des rapports sexuels.

Dans cette affaire, Silvio Berlusconi est poursuivi pour abus de pouvoir. Il aurait fait pression sur la police milanaise afin que Ruby soit libérée alors qu'elle avait été arrêtée pour vol. Par la suite, il a expliqué être intervenu pour éviter un incident diplomatique, pensant que Ruby était la nière de l'ex-président Hosni Moubarak. 

Les soirées Bunga-Bunga sont censées avoir eu lieu dans la villa du Cavaliere à Arcore. C'est la question de compétence du tribunal de Milan qui, selon un membre du cabinet Ghedini-Longo, devrait être soulevée lors de l'audience.  Compétence territoriale donc, mais aussi compétence fonctionnelle puisqu'il est question d'abus de pouvoir. Ce délit pourrait lui valoir douze ans de prison car il aurait agi en tant que chef du gouvernement.

Silvio Berlusconi a déjà annoncé qu'il serait absent lors de cette audience.

[Informations AFP]

lundi 30 mai 2011

Affaire Mediatrade : prochaine audience le 12 juillet

La prochaine audience préliminaire pour l'affaire Mediatrade aura lieu le 12 juillet prochain. Silvio Berlusconi est jugé, dans cette affaire, pour une affaire de surfacturation présumée de droits télévisés. Pier Silvio, vice-président de Mediaset et fils de Berlusconi, est également convoqué.

Pour rappel : L'affaire Mediatrade, dans laquelle M. Berlusconi est soupçonné de fraude fiscale et d'abus de confiance, concerne la surfacturation présumée de droits télévisés achetés par Mediatrade-RTI, une société de son empire télévisuel Mediaset, à des majors américaines, ce qui aurait permis de constituer une caisse noire.

D'autres personnes sont concernées par cette affaire : 
° Franck Agrama, producteur américain 
° Fedele Confalonieri, président de Mediaset

D'après les médias italiens,  la décision de la magistrate quant au renvoi ou non en justice de Silvio Berlusconi à l'issue des audiences préliminaires, devrait intervenir après l'été.

[Informations AFP]

Berlusconi reconnaît la défaite

Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a reconnu la défaite de la droite aux élections municipales.

"Nous avons perdu, c'est évident, mais maintenant il faut garder son calme et aller de l'avant, la majorité est déterminée et unie", a-t-il déclaré.  "Chaque fois que je subis une défaite, je triple mes forces".



La droite de Berlusconi perd Milan et Naples

Le second tour des élections municipales italiennes a rendu son verdict. La droite de Silvio Berlusconi perd Milan et Naples.

A Milan, après le dépouillement des bulletins de vote dans la presque totalité des bureaux de vote (1195 sur 1251), Giuliano Pisapia (le candidat de gauche) menait avec 55,12% contre 44,87% pour Letizia Moratti (candidate PDL).

C'est une écrasante défaite pour la droite, et surtout pour Silvio Berlusconi, qui considérait ces élections comme étant un référendum sur sa personne. "Pour" ou "contre", les citoyens italiens ont choisi ... c'est contre.

Perdre Milan constitue une lourde défaite pour Silvio Berlusconi puisque la capitale économique du pays est aussi sa ville natale et le fief électoral de son parti depuis dix-huit ans. C'est également à Milan que se trouve le siège de son empire médiatique Fininvest.

A Naples, c'est l'ex-magistrat Luigi de Magistris qui remporte les élections municipales face à son adversaire Gianni Lettieri qui pourtant, au premier tour, s'était retrouvé en ballotage favorable.

"La ballotage pour ces municipales indique que la droite a perdu et nous devrons l'analyser et tenter de donner des réponses avec la politique de notre gouvernement", a déclaré le vice-président des députés du PDL, Gaetano Quagliariello.

Nicola Latorre, qui est un des principaux dirigeants du PD, s'est également exprimé : "Silvio Berlusconi et le berlusconisme sont sur la voie du déclin".

De son côté, Silvio Berlusconi a convoqué un conseil des ministres dès son retour d'un sommet bilatéral à Bucarest ainsi qu'une réunion de la présidence de son parti, le PDL.

[Informations AFP]

Facebook : Berlusconi à la troisième place, selon E-net Business

L'agence de E-communicationn E-net Business a réalisé un baromètre des politiques présents sur Facebook.

Les politiques du G8 ont été analysés :

1   Barack Obama   USA   20730533 fans
2   Nicolas Sarkozy   France   430279 fans
3   Silvio Berlusconi   Italie   303111 fans
4   David Cameron   Royaume Unis   126179 fans
5   Angela Merkel   Allemagne   88144 fans
6   Stephen Harper   Canada   57880 fans
7   Dmitri Medvedev   Russie   334 fans
8   Naoto Kan   Japon   64 fans
>>> Pour en savoir plus : E-net Business : Baromètre facebook

vendredi 27 mai 2011

G8 : Berlusconi ne râte pas une occasion de se plaindre

Ce jeudi 26 mai s'ouvrait le sommet du G8 dédié au printemps arabe. A Deauville, ce sont les plus grandes puissances internationales qui se sont donc réunies.

Dans un aparté avec le président américain, le chef du gouvernement italien en a profité pour plaider sa cause et dénoncer "la dictature des juges de gauche". Barack Obama est visiblement resté indifférent aux plaintes de Silvio Berlusconi.

Mais voyez par vous même ...



Silvio Berlusconi n'avait pas encore eu l'occasion de s'entretenir en tête-à-tête avec le président américain. Il aurait apparemment joué le forcing s'approchant ,accompagné de son photographe, de Barack Obama qui était alors assis à la table de conférence.

"Nous avons présenté la réforme de la justice, et pour nous c'est fondamental, parce qu'en ce moment, nous avons quasiment une dictature des juges de gauches", a-t-il expliqué au président Obama qui reste toutefois impassible. Mais il persiste et dit : "On m'a fait 31 procès et j'ai toujours été acquitté".
L'insistance de Silvio Berlusconi à solliciter le président américain à propos d'une affaire d'ordre national, sinon personnel, lui a valu les moqueries de la presse italienne. Le journal Le Monde cite notamment le journal italien La Republica : "Voilà un premier ministre qui utilise la scène internationale pour nuire à son pays, en le discréditant auprès d'autres leaders des grandes démocraties".

[Informations AFP]

jeudi 26 mai 2011

Opération en Libye : Berlusconi dément les informations données par Tripoli

Silvio Berlusconi dément les affirmations de Tripoli selon lesquelles le plus jeune fils de Mouammar Kadhafi, (Seif al-Arab) ainsi que trois de ses petits-enfants, auraient été tués lors d'un raid de l'Otan sur la capitale libyenne le 30 avril 2011.

Silvio Berlusconi, sur un plateau de télévision, à Rome, le 25 mai 2011. (AFP)
Photo AFP
 Pour le chef du gouvernement italien, c'est de la "propagande", affirmant également : " la coalition n'était pas au courant, c'était de la propagande. En fait, le  plus jeune fils de Kadhafi n'était pas en Libye et vivait dans un autre pays, et l'histoire des trois petits-enfants était également infondée". "Ce sont les informations de nos services", a-t-il ajouté. Il fait sans doute allusion aux services secrets italiens.

C'est au cours d'une émission télévisée qu'il s'est exprimé sur ce sujet.


[Informations AFP]

mercredi 25 mai 2011

Berlusconi : Ceux qui votent pour la gauche n'ont "pas de cerveau"

De nouvelles attaques ont été proférées par le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, à l'encontre de la gauche et de ses partisans. Alors que le deuxième tour des municipales doit se dérouler dans trois jours, il n'a pas hésité à déclarer que ceux qui votent pour la gauche n'ont "pas de cerveau".

"Je crois que Pisapia et de Magistris ne réussiront pas à obtenir la victoire si les gens à Milan et Naples vont voter sans laisser leur cerveau à la maison"
, a-t-il déclaré lors d'une émission télévisée sur la principarle chaîne de télévision italienne, la Rai 1.

Pour rappel: le candidat de gauche à Milan, Giuliano Pisapia, est en ballotage favorable avec 48% des voix contre 41,6% pour la maire sortante, Letizia Moratti (PDL) à l'issue du premier tour des municipales.

Le second tour est prévu pour les 29 et 30 mai.

[Informations Belga]

lundi 23 mai 2011

Rubygate : Berlusconi sera absent à l'audience du 31 mai

Le chef du gouvernement italien sera absent à l'audience du 31 mai conçernant le procès Rubygate. Accusé de recours à la prostitution de mineure et d'abus de pouvoir, c'est le dossier le plus délicat pour Silvio Berlusconi. La raison de son absence : un déplacement à l'étranger. Son avocat Maitre Noccolo Ghedini a expliqué que son client avait "des obligations à l'étranger", plus précisément à Bucarest. "Pour la même raison, il ne pourra pas participer à l'audience préliminaire dans l'affaire Mediatrade le 30 mai", a-t-il ajouté.

Quant à Ruby, la jeune marocaine impliquée dans cette affaire, elle a indiqué (vendredi dernier) qu'elle avait "hâte de parler devant le tribunal". D'après son avocate Paola Boccardi, "quand le moment viendra d'entendre Ruby comme témoin, elle répondra aux questions" des juges.

[Informations AFP]

Affaire Mills : report au 18 juin

Ce lundi devait avoir lieu une nouvelle audience du procès Mills mais le tribunal de Milan l'a reporté au 18 juin car la seule personne qui devait témoigner était malade. Il s'agit de Diego Attanasio, un armateur napolitain qui habite actuellement en Namibie. Il a annoncé qu'il ne pouvait se présenter devant les magistrats ce lundi mais qu'il était disposé à venir témoigner en juin.

Silvio Berlusconi et ses avocats étaient eux aussi absents au tribunal. Pour rappel,le chef du gouvernement est accusé de corruption de témoin. Il aurait versé la somme de 600 000 dollars à l'avocat britannique David Mills, en échange de faux témoignages en sa faveur lors de procès datant des années 90.

Jusque maintenant, le Cavaliere s'est présenté à des audiences concernant les procès Mills et Mediatrade. Par contre, le 6 avril, date de la première audience du procès Rubygate, il n'était pas présent. Ce qui n'étonne personne puisque c'est sans doute le procès le plus délicat pour lui puisqu'il est accusé de recours à la prostitution de mineure ainsi que d'abus de pouvoir. Ce procès reprend le 31 mai.

[Informations AFP]

Nouvelle attaque de Berlusconi contre la gauche

A quelques jours du second tour des municipales, Silvio Berlusconi a accusé la gauche de vouloir transformer Milan en "ville islamique remplie de Tziganes".

"Milan ne peut pas devenir une ville islamique, une Tziganopolis pleine de camps de Roms et assiégée par les étrangers auxquels la gauche veut même donner le droit de vote", a-t-il déclaré via le site internet de son parti, le Peuple de la Liberté (PDL).


Capture d'écran du site Popola della Liberta, 23 mai 2011


Silvio Berlusconi a appelé les Milanais à voter pour Letizia Moratti, rappelant qu'il s'agit d'"un choix important pour l'avenir de notre ville et nous tous", "une ville comme Milan, une des capitales les plus importantes d'Europe du point de vue de l'intelligence, de la créativité et de l'esprit d'entreprise, ne voudra certainement pas se livrer à l'extrême gauche avec le risque de devenir une ville désordonnée, chaotique sans sécurité", a-t-il ajouté. Et concluant : "Nous devons aller voter car nous ne voulons pas livrer Milan à une gauche autoritaire. Nous devons voter pour défendre nos intérêts, nos droits et notre liberté".

[Informations AFP]

vendredi 20 mai 2011

Elections en Italie

Vendredi, le chef du gouvernement italien a assuré qu'il poursuivrait personnellement la campagne électorale pour le second tour des municipales italiennes afin d'éviter une défaite dans son fief, Milan, contre "les extrémistes de gauche", d'autant plus que la gauche s'est retrouvée en ballotage favorable dans la capitale économique italienne lors du premier tour.

Au lendemain des résultats du premier tour, Silvio Berlusconi a déclaré : "Je suis sur le terrain tous les jours, comme citoyen de Milan et comme leader du PDL".

"Je suis convaincu que les Milanais ne veulent pas que Milan aille aux mains des extrémistes de la gauche", a-t-il déclaré lors d'une interview à l'émission "Studio Aperto" sur la chaîne de télévision Italia 1. Et poursuivant, "A gauche, les extrémistes sont prédominants et il n'y a donc pas de place pour une majorité alternative à la nôtre". Pour Berlusconi, "un gouvernement stable et crédible" n'est possible qu'à travers l'alliance de son PDL avec la Ligue du Nord.

Le second tour des élections municipales aura lieu les 29 et 30 mai.

[Informations AFP]

jeudi 19 mai 2011

Berlusconi : Christine Lagarde serait "un excellent choix" pour le FMI

Incarcéré à New-York suite à une accusation de tentative de viol et d'agression sexuelle, Dominique Strauss-Kahn s'est vu contraint de laisser sa place de directeur du Fonds monétaire international Et maintenant, on se demande qui va être son successeur.

Silvio Berlusconi, lui, a déjà une idée : "La ministre actuelle des finances Christine Lagarde serait un excellent choix", a-t-il déclaré dans un communiqué. Ajoutant : "Il est vital de parvenir à une position européenne commune le plus tôt possible en faveur d'un candidat pour diriger le Fonds monétaire international à la place de Dominique Strauss-Kahn".

A son tour, Giulio Tremonti, le ministre italien de l'Economie, a soutenu la candidature de Christine Lagarde, louant : "ses capacités et son expérience, démontrées depuis des années".
Le départ de DSK suscite quelques inquiétudes. Depuis 1946, le FMI est dirigé par un européen et l'Europe veut donc conserver la direction du FMI. On évoque donc une candidature de Christine Lagarde, mais la liste des possibles successeurs s'allonge, d'autant plus que les pays émergents veulent également avoir leur mot à dire.

Le ministre suédois des Finances, Anders Borg, a aussi apporté son soutien à Christine Lagarde. Quant au président français Nicolas Sarkozy, il a affirmé que l'Union européenne était "en mesure de présenter une candidature de très grande qualité" mais il n'a cité aucun nom.

En revanche, la Communauté des Etats indépendants (ex-URSS sans les pays baltes et la Géorgie) a annoncé la candidature du chef de la banque centrale du Kazakhstan, Grogori Martchenko.


[Informations AFP]

mercredi 18 mai 2011

Berlusconi : sixième dans le Top 10 des "abus de pouvoir" établi par Time

Suite à l'affaire Dominique Strauss-Kahn, le Time a établi un Top 10 à propos des "abus de pouvoir". Et c'est à la sixième place que nous retrouvons le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, avec ses "Bunga-Bunga Parties" !

Dans ce top 10, on y retrouve également Roger Vangheluwe (huitième place), ou encore Mouammar Kadhafi  et son népotisme (sixième place).

mardi 17 mai 2011

Elections municipales - Echec pour la droite mais surtout pour Berlusconi

Pour Silvio Berlusconi, qui avait fait de ce scrutin un test de popularité sur sa personne et sur son gouvernement, c'est un échec. Et cela fragilise son alliance avec la Ligue du Nord.

En Italie, on s'attend à une crise au sein du gouvernement. Massimo Franco, éditorialiste du Corriere della Serra : "le ballotage de Milan est humiliant surtout pour Silvio Berlusconi, qui faisait du résultat un référendum sur sa personne et son gouvernement et reçoit une gifle personnelle et politique". Ce résultat "fait prévoir une période d'instabilité et d'autres règlements de compte dans le centre-droit" et Berlusconi "risque de devenir le bouc-émissaire".
Un avis partagé par Franco Pavoncello, professeur de Sciences politiques à l'université américaine John Cabot de Rome. "Ce résultat surprenant et négatif va amorcer une crise au sein du gouvernement", affirme-t-il.

Cela n'annonce rien de très réjouissant pour le chef du gouvernement qui avait déjà vu sa popularité tomber à 31% en avril. S'adressant à des élus dimanche, Silvio Berlusconi avait pourtant jugé "impensable de ne pas gagner à Milan", tout en affirmant que la coalition PDL/Ligue du Nord est "l'unique force modérée".

Cette coalition avec la Ligue du Nord est la condition nécessaire à la survie du gouvernement du Silvio Berlusconi. Mais avec les résultats de ces élections, la Ligue commence à se demander si l'alliance avec le PDL constitue encore un atout. "C'est un peu le début de la fin de la coalition. Au sein de la Ligue, on commence à s'interroger sur la validité de l'alliance avec Berlusconi: est un avantage ou un handicap", explique Franco Pavoncello. L'éditorialiste Massimo Franco, lui, reste prudent et préfère relativiser : "Dans deux semaines, les ballotages pourraient restituer la victoire à la majorité, qui hier à Milan et Naples, a raté la victoire par excès d'assurance et d'agressivité".

Lundi, Silvio Berlusconi, tenu au "silence électoral", ne pouvait faire aucun commentaire. Son porte-parole avait indiqué que le chef du gouvernement s'exprimerait ce mardi, mais rien. Un silence qui en dit long ...

[Informations AFP]

lundi 16 mai 2011

Elections municipales - la gauche crie victoire : réactions

Dans le fief traditionnel de Silvio Berlusconi, Milan, c'est la gauche qui est contente. "Les chiffres qui nous arrivent montrent clairement que nous gagnons et qu'ils perdent",s'est félicité Pier Luigi Bersani, le chef du Parti Démocrate (PD, gauche) qui constitue le principal parti d'opposition.

D'après une étude de l'Insitut IPR (pour la radio-télévision publique : RAI), la maire sortante Letizia Moratti (droite) obtient 40,7% des voix, contre son adversaire Giuliano Pisapia, 48,6%. "La Milan du futur sera un exemple pour toute lItalie", a-t-il déclaré sûr de lui.

"Il y a une inversion de tendance un peu partout avec un vent du nord contre l'alliance PDL-Ligue", se réjouit le chef du Parti Démocrate, Pier Luigi Bersani.

La droite ne peut que constater l'échec. Denis Verdini, l'un des dirigeants du Peuple de la Liberté (PDL, parti de Silvio Berlusconi, droite) reconnaît : "Nous nous attendions à des résultats différents".

A Bologne et Turin, traditionnellement "rouges, ce n'est pas une surprise : la gauche est également donnée gagnante. A Turin, le candidat de gauche Piero Fassino l'emporterait avec 55,5% des voix contre 27,5% pour son adversaire de droite. Quant à Bologne, Virginio Merola (gauche) aurait 50,6% face au candidat de droite.

Pour Piero Fassino (gauche), ces élections constituent "un changement radical de scénario politique qui marque tout le nord".

Par contre, à Naples, habituellement contrôlée par la gauche, le candidat du PDL Gianni Lettieri obtiendrait 40,5%, devançant son adversaire Luigi De Magistris, 26%.

Lors de ce scrutin, le taux de participation a été de 71,07%, contre 72,85% en ce qui concerne les précédentes élections locales.

Silvio Berlusconi assistait lundi matin  à une audience pour l'affaire Mills, mais tenu au "silence électoral", il n'a fait aucun commentaire. Son porte-parole a toutefois indiqué que le chef du gouvernement italien s'exprimera mardi.

[Informations AFP]

Elections municipales - la droite de Berlusconi en ballotage à Milan

Pour la première fois depuis quinze ans, la droite de Silvio Berlusconi se retrouve en ballotage dans la ville de Milan, capitale économique de l'Italie.

D'après les premières projections réalisées par l'Institut Piepoli,  la droite serait en ballotage défavorable à l'issue du premier tour des municipales. La maire sortante Letizia Moratti (candidate PDL) obtiendrait 44,1% des voix, contre son adversaire de gauche, l'avocat Giuliano Pisapia avec 44,4%.

Milan est un enjeu important pour le chef du gouvernement, qui considère d'ailleurs ce scrutin comme étant un test pour son gouvernement avant les législatives de 2013.

[Informations AFP]

Affaire Mills : Berlusconi au tribunal de Milan ce matin

Comme cela avait été confirmé par un de ses avocats, Silvio Berlusconi était bien présent lors de cette nouvelle audience du procès Mills à Milan.
Flavio Briatore, l'ancien patron de l'écurie Renault en Formule 1, était également présent. Il a été interrogé par le procureur.

Dans cette affaire, le chef du gouvernement est accusé de corruption de témoin. Il aurait versé 600 000 dollars à l'avocat britannique David Mills en échange de faux témoignages en sa faveur lors de procès qui ont eu lieu dans les années 1990. L'accusation soupçonne que tout ou partie de cet argent aurait pu transiter par une société créée par David Mills (l'avocat) pour le compte de Flavio Briatore.

Silvio Berlusconi de nouveau au tribunal de Milan
AFP


Après deux heures d'audience, le chef du gouvernement a quitté le tribunal pour se rendre dans sa villa d'Arcore (près de Milan).A son passage, des opposants ont fait entendre leur mécontentement en criant "honte" et "démission". Les partisans, eux, se sont fait plutôt discrets. Aucune déclaration de la part de Silvio Berlusconi puisqu'il observait le "silence électoral".






Une nouvelle audience aura lieu dans une semaine : le 23 mai.

[Informations AFP]

vendredi 13 mai 2011

Affaire Mills : Berlusconi attendu au tribunal de Milan

Lundi s'annonce être une journée importante pour le chef du gouvernement italien.

Silvio Berlusconi devrait se rendre au tribunal de Milan pour une audience du procès Mills dans lequel il est accusé de corruption de témoin. Le parquet de Milan a également convoqué deux témoins dont Flavio Briatore, l'ancien patron de l'écurire Renault en Formule 1. Silvio Berlusconi sera-t-il présent à l'audience? Il semblerait que la réponse est oui. En tout cas, c'est ce qu'affirme un des avocats de Silvio Berlusconi, Me Piero Longo. Par contre, il n'est pas certain qu'il pourra s'exprimer librement puisqu'aura lieu en même temps, rappelons-le, les élections locales. Le chef du gouvernement sera astreint au "silence électoral" jusqu'à la clôture des urnes ce lundi en début d'après-midi. C'est un important scrutin qui va se jouer à Milan. Berlusconi y a fait très activement campagne pour la réélection du maire sortant, Letizia Moratti, membre de son parti (PDL). Et il considère ces élections comme un test pour son gouvernement.


Ce lundi, tous les regards seront donc tournés vers Milan.

Elections locales en Italie - Berlusconi les considère comme un test pour son gouvernement

Ce dimanche et ce lundi, en Italie, se dérouleront les élections locales. Pour Silvio Berlusconi, il s'agit d'un test pour son gouvernement, dont le principal enjeu est le maintien de son parti (PLD) à la capitale économique du pays : Milan.

Dans un message vidéo adressé aux électeurs, le chef du gouvernement déclare : "Chers amis, chères amies, nous devons remporter les élections, non seulement pour bien gouverner nos communes et nos provinces, mais aussi pour confirmer et renforcer notre gouvernement sur le plan national." Le ton est donné.

>>> Vidéo Euronews

Près de treize millions d'électeurs italiens sont concernés. Ils doivent élire leur maire dans un peu plus de 1300 villages et villes. Seulement onze villes ont plus de 100 000 habitants dont Milan, Naples, Turin et Bologne.

Onze conseils départementaux seront également renouvelés à l'issue du scrutin. Le second tour des élections aura lieu les 29 et 30 mai.

Professeur de Sciences politiques à l'université américaine de Rome, Franco Pavoncello analyse ( à la demande de l'agence de presse AFP) la situation : "Du moment que Milan reste à droite, je crois qu'il n'y aura pas de grands changements au niveau national." De plus, il estime qu' :"il y aurait des conséquences en cas de résultats extrêmes : une défaite surprise à Milan ferait tomber le gouvernement car ce serait trop ravageur pour la Ligue qui ne pourrait pas rester au pouvoir en étant désavoué par sa base".

L'appui de la Ligue du Nord, parti d'Umberto Bossi, est indispensable à la survie du gouvernement de Silvio Berlusconi. D'autant plus que les procès dont il fait l'objet actuellement, et plus particulièrement l'affaire Rubugate, l'ont affaibli. Sans parler de la rupture, en fin d'année 2010, avec le président de la Chambre Gianfranco Fini, qui ne supportait plus les scandales provoqués par le Cavaliere.

Du coup, Umberto Bossi (de La Ligue du Nord) en profite pour se vanter : "Regardons la vérité en face: la Ligue a quasiment le pays à sa botte. Berlusconi peut faire des choses, mais pour cela il doit avoir l'accord de la Ligue."

Les regards seront donc braqués sur Milan, dont la maire sortante, Letizia Moratti (PDL), devra affronter à gauche Giuliano Pisapia qui, selon Silvio Berlusconi, aurait un "passé d'extrémiste". Et, "Il me semble paradoxal qu'il y ait encore quelqu'un qui veuille refonder le communisme, l'idéologie la plus criminelle et la plus inhumaine de l'histoire de l'humanité", a-t-il lancé jeudi.

Et mercredi, la tension est montée d'un cran lors d'un débat télévisé entre les deux candidats à la mairie de Milan. Letizia Moratti a frappé fort en affirmant, à propos de son adversaire, qu'il avait été amnistié et non relaxé en ce qui concerne un vol de voiture ayant servi à un enlèvement durant les années de plomb du terrorisme. Giuliano Pisapia a alors porté plainte pour diffamation puisque les tribunaux ont reconnu qu'il n'avait pas commis le délit en question. L'attaque portée par Letizia Moratti a été condamnée par la gauche, mais également par Umberto Bossi.

D'après les derniers sondages autorisés, Letizia Moratti bénéficie de 44 à 48% des intentions de vote. Giuliano Pisapia, lui, obtient entre 40 et 42%.

Les endroits où la gauche fait en général de meilleurs scores que la droite devraient être observés de très près. On pense notamment à Bologne, Turin mais aussi, et surtout, Naples puisque la ville se trouve actuellement sous des milliers de tonnes de déchets.


Quels seront les résultats du Peuple de la Liberté ? Nous le saurons les 29 et 30 mai prochains.  En attendant, la bataille s'annonce rude!

[Informations AFP]

lundi 9 mai 2011

Affaire Mills : Berlusconi qualifie la justice de "cancer de la démocratie"

Alors que l'Italie était en pleine journée d'hommage aux victimes de terrorisme ( dont de nombreux juges), Silvio Berlusconi a, une fois de plus, attaqué les juges du procès Mills en les qualifiant de "cancer de la démocratie", "il y a de leur part des  tentatives réitérées de subversion".

Rappelons que, dans l'affaire Mills, le chef du gouvernement italien est accusé de corruption de témoin. Il aurait versé 600 000 dollars pour de faux témoignages. Mais il dénonce des "accusations infondées des procureurs de Milan qui utilisent le droit contre ceux qu'ils considèrent comme un adversaire politique". Il se dit d'ailleurs victime d'une persécution.

Il a remercié les magistrats qui ont "choisi de repousser les accusations des procureurs" dans plus d'une vingtaine de procédures lancées contre lui.

En ce qui concerne le dossier Mills, Silvio Berlusconi affirme qu'il ne contient "rien de rien", et va jusqu'à jurer ne pas connaître l'avocat Mills qu'il aurait payé pour de faux témoignages. Il a même qualifié ce procès de "paradoxal" et "vraiment surréaliste".

La prochaine audience est fixée au 16 mai. Deux témoins seront présents dont l'ex-patron de l'écurie de Formule 1 de Renault : Flavio Briatore !


Flavio Briatore, le 16 juin 2009 au Grand Prix de Silverstone © AFP/Archives Shaun Curry
Flavio Briatore
AFP/Archives Shaun Curry
Avant cette audience du procès Mills, une vingtaine de partisans de Berlusconi s'est opposée à des défenseurs de la magistrature italienne, déposant des bancartes et bouquets de fleurs en hommage des vingt-six magistrats décédés durant les années de plomb du terrorisme (1970-1980) ou tués dans des attentats de la mafia (début des années 1990).
      
                Photos AFP


[Informations AFP]
 

vendredi 6 mai 2011

Affaire Rubygate : trois amis de Berlusconi soupçonné d'incitation à la débauche

Le parquet de Milan réclame le renvoi en justice de trois amis de Silvio Berlusconi. Ils sont soupçonnés d'avoir eu un  rôle dans l'affaire Rubygate. Dans cette affaire, le chef du gouvernement est accusé d'avoir eu des rapports sexuels tarifés avec une mineure appelée Ruby (d'où le nom attribué à cette affaire : Rubygate).

Ruby - Photo AFP

Incitation à la prostitution, de jeunes mineures notamment, c'est ce dont sont accusés les amis de Berlusconi.

Les trois accusés sont :

Nicole Minetti, une ancienne hygiéniste dentaire élue conseillère régionale en Lombardie sur une liste du parti de Silvio Berlusconi,
Nicole Minetti - Reuters [Alessandro Garofola]
Emilio Fede, présentateur du journal télévisé d'une chaîne qui appartient au Cavaliere et,

Emilio Fede - Mediaset

Lele Mora, un agent artistique à la réputation sulfureuse.

lele-mora
Lele Mora - /

Ils sont, entre autres, accusés d'avoir loué les services d'une trentaine de jeunes femmes pour les soirées torrides (les fameuses soirées "Bunga-Bunga") qui ont eu lieu dans la très belle villa de Silvio Berlusconi située à Arcole, près de Milan.

Ils auraient aussi mis en contact la jeune Ruby, mineure au moment des faits, avec le Cavaliere qui l'aurait payé, selon le parquet, à treize reprises entre février et mai 2010 en échange de relations sexuelles.

Karima El Maroug (alias Ruby) et Silvio Berlusconi dont tout deux niés avoir entretenus des relations sexuelles.

[Informations AFP]

jeudi 5 mai 2011

Des militaires pour nettoyer les rues de Naples

Après une accalmie fin 2010-début 2011, les rues de Naples sont de nouveau envahies par des tonnes d'ordures ! Aux grands maux, les grands remèdes ... Silvio Berlusconi a décidé d'y envoyer des militaires afin de tout nettoyer.


2010 - Naples sous les ordures - Photo AFP

En novembre 2011, la ville de Rome avait été mise en demeure par la Commission européenne à mettre en place un plan de traitement des déchets dans la région, sous peine de sanctions financières. Le gouvernement italien avait adopté un décret afin d'accélerer les procédures administratives pour la construction de centres de traitement et d'incinération des déchets.

Mais aujourd'hui le problème est toujours présent ... La ville ne parvient plus à se débarrasser de ses déchets et cela en raison de l'absence d'incinérateurs. L'engorgement des décharges pose également problème, d'autant plus que les populations locales s'opposent fermement à l'utilisation voire à l'extension des sites à ciel ouvert qui sont à saturation.

Ce jeudi, Berlusconi a rejeté la responsabilité sur les autorités locales car ce n'est pas la première fois que des militaires interviennent à Naples. La ville avait été nettoyée et avait été laissée "dans un était de grande propreté en indiquant aux administrations locales ce qu'elles auraient dû faire et qu'elles n'ont pas fait", explique-t-il. Il apparait d'ailleurs que la ville n'a même pas organisé un appel d'offres pour les deux incinérateurs.

Les rues de Naples vont redevenir toutes propres donc ... mais jusque quand ?
[Informations AFP]

Berlusconi veut un stade à son nom

Silvio Berlusconi, président de l'AC Milan, souhaite avoir un stade à son nom !

Alors que l'AC Milan est sur le point de remporter son dix-huitième titre de champion d'Italie de football, Berlusconi a déclaré qu'il devrait avoir un stade portant son nom tout comme le stade Santiago Bernabeu dont le nom est celui d'un ancien footballeur madrilaine et onzième président du Real de Madrid, aujourd'hui décédé.

"Si Milan gagne le titre, le club aura remporté son vingt-septième trophée et les vingt-six titres déjà obtenus sous ma présidence ont fait de Milan le club qui a connu le plus de réussite au monde", a-t-il affirmé dans l'émission Porta a Porta sur la Rai Uno. Sans oublier de préciser : "Je suis aussi le président le plus titré de l'histoire du football.".  "Derrière moi, le président qui avait gagné le plus de titres était le grand Bernabeu et les Espagnols lui ont rendu un hommage en donnant son nom au stade" de Real de Madrid.



Au total, l'AC Milan sous la présidence de Berlusconi (débutant en 1986) a remporté cing Ligues des Champions, sept Scudetti (peut-être bientôt huit!) ainsi qu'une coupe d'Italie. A ajouter à tout cela : les Supercoupes (cinq en Italie, cinq en Europe), la Coupe intercontinentale (deux) et le Mondial des clubs (un).


Giuseppe Meazza - Biografieonline.it





Actuellement, le stade de l'AC Milan porte le nom d'un des plus grands joueurs italiens : Giuseppe Meazza.

mercredi 4 mai 2011

Motion votée : une date-butoire pour la participation italienne aux raids aériens menés en Libye

La Chambre des députés italiens a voté, aujourd'hui, une motion réclamant qu'une date-butoire soit fixée, en accord avec les alliés, quant à la participation de l'Italie aux raids aériens menés en ce moment en Libye.

309 députés ont voté pour et 294 députés contre.

C'est sous la pression du principal allié du chef du gouvernement, la Ligue du Nord, qu'a été rédigé ce texte. Opposée aux opérations militaires hors des frontières italiennes, la Ligue du Nord réclame le rapatriement des forces engagées afin de protéger les frontières nationales des immigrés tunisiens et libyens. Selon elle, "plus de bombes en Libye signifie plus de clandestins".

Cette motion demande une "échéance précise" pour la fin de la participation de l'Italie en Libye. Elle demande également au gouvernement d' "entreprendre immédiatement une action politique forte et décidée sur le plan international pour trouver une solution diplomatique à la crise libyenne" et de rejeter "une quelconque participation italienne" à d'éventuelles opérations militaires en Libye.

Franco Frattini, le ministre des Affaires étrangères reconnait tout de même : "Il n'est pas possible aujourd'hui de dire quelle sera la date" de la fin de la mission militaire italienne en Libye. Et d'ajouter, "il est absolument évident que la date exacte à laquelle se concluront les actions militaires sera le résultat d'une discussion avec les organisations internationales, principalement avec l'Otan et les alliés".
Le vote de cette motion intervient à la veille d'une réunion à Rome du groupe de contact sur la Libye.


[Informations AFP]

Libye : un fonds d'aide aux rebelles

Un fonds de financement des rebelles libyens pourrait être mis en place par les Etats-Unis et l'Italie. C'est ce qu'indiquait le quotidien italien Il Sole 24 Ore. Cela fait suite à l'appel des rebelles qui ont demandé entre deux et trois milliards de dollars.

L'Italie a déjà établit un plan d'aide. Sans citer ses sources, le quotidien a indiqué que ce plan serait supervisé et contrôlé par les Américains. Toutefois la gouvernance serait confiée à des responsables appartenant au système bancaire italien.

Le fons envisagé par Rome et Washington devrait receoir des avoirs du régime de Mouammar Kadhafi qui ont été gelés sur décisions de l'ONU et de l'Union Européenne.

Le chef du gouvernement italien discutera de ce fonds lors d'une rencontre avec la secrétaire d'Etat américaine Hilary Clinton qui se déroulerait jeudi (5 mai) à Rome.                                            [A suivre ...]

[Informations Belga]


Une date-butoir aux raids aériens menés en Libye

Le 25 avril dernier, Silvio Berlusconi annonçait la participation de l'Italie aux raids aériens de l'Otan en Libye. Cette décision, prise sans concertation, n'a évidemment pas été appréciée par l'allié-clé du parti de Berlusconi, la Ligue du Nord (parti d'extrême droite). Avant cette date, l'Italie n'avait joué qu'un rôle marginal dans l'action menée en Libye, se contentant de fournir des bases aériennes et des vols pour neutraliser radars et défense anti-aérienne.

Ce 1er mai, la Ligue du Nord exigeait le vote d'une motion parlementaire pour établir une date butoire quant à la participation de l'Italie aux raids aériens menés sur la Libye. "S'ils ne la votent pas, cela veut dire qu'ils veulent faire voler en éclat le gouvernement", a averti Umberto Bossi, le chef de la Ligue du Nord.

Ce mardi 3 mai, un document fixant une date-limite pour la participation de l'Italie à l'opération menée en Libye a été présenté au Parlement par le Peuple de la Liberté, parti de Berlusconi, en accord avec son allié le parti La Ligue du Nord. Fabrizzio Cicchito, chefs des députés du PDL, l'affirme : "Un accord a été trouvé entre le Peuple de la Liberté et la Ligue du Nord".

Ce mercredi 4 mai, les députés doivent voter la motion. A suivre donc ...

[Informations AFP]

mardi 3 mai 2011

Opération antimafia en Italie : deux candidats du parti de Berlusconi arrêtés !

Un coup de filet antimafia a eu lieu à Naples et en Calabres, en Italie.

Les forces de l'ordre ont arrêtés un grand nombre de personnes. Notamment deux candidats du Peuple de la liberté (le parti de Silvio Berlusconi) aux élections municipales de Quarto (près de Naples). Leurs noms : Armando Chiaro, considéré comme l'un des chefs de l'organisation et servant de prête-nom au clan, et  Salvatore Camerlingo, le cousin du boss Salvatore Liccardi.

>>> Pour en savoir plus : 7sur7.be Info : Des élus arrêtés dans un coup de filet antimafia en Italie

Affaire Mediatrade : Berlusconi devant le juge

Ce lundi, le président italien Silvio Berlusconi a assisté à une audience préliminaire concernant le dossier Mediatrade au tribunal de Milan.

Pour rappel, il s'agit d'une affaire de surfacturation présumée de droits télévisés achetés à des américains par la société Mediatrade-RTI (qui appartient à Silvio Berlusconi via son empire audiovisuel Mediaset). Cela lui aurait permis de constituer une caisse noire. Dans cette affaire, il est soupçonné de fraude fiscale et d'abus de confiance.

Lors de cette audience à huis clos, Silvio Berlusconi a personnellement pris la parole pour se défendre devant le juge. Il aurait fait, selon son avocat Niccolo Ghedini, une "brève déclaration spontanée", expliquant notamment l'importance du rôle des intermédiaires dans l'achat de droits télévisés.

Arrivé vers 7h45 au tribunal, il est reparti vers 11h45. L'audience devait se poursuivre sans lui durant l'après-midi.
La prochaine audience est prévue pour le 30 mai.

A l'issue de toutes ces audiences, le juge décidera s'il renvoie ou non Silvio Berlusconi en justice, ainsi qu'onze autres personnes. Parmi celles-ci figurent Franck Agrama, le fils de Silvio Berlusconi, Pier Silvio (le vice-président de Mediaset), ainsi que Fedele Confalonieri (le président de Mediaset).

Le chef du gouvernement devrait revenir au tribunal lundi prochain (9 mai) afin de participer à une autre audience concernant, cette fois-ci, le procès Mills dans lequel il est accusé d'avoir acheté pour 600 000 dollars de faux témoignages à son ancien avocat britannique David Mills.



Rendez-vous donc (au plus tard) le 9 mai !


[Informations AFP]


lundi 2 mai 2011

Berlusconi minimise les menaces de Kadhafi contre l'Italie

Le chef du gouvernement italien minimise les menaces de représailles lancées par le colonel Mouammar Kadhafi.

Au cours d'une frappe aérienne menée par l'Otan, le plus jeune fils de Mouammar Kadhafi, ainsi que trois de ses ptits-fils, ont été tués. Après cette nouvelle attaque, le colonel Kadhafi a alors menacé de "transférer la bataille en Italie".

Silvio Berlusconi met ces menaces sur le compte de la "déception" du colonel Kadhafi quant à l'attitude de Rome dans l'opération menée en Libye. " Je n'attacherai pas beaucoup d'importance à cette déclaration", a-t-il déclaré alors qu'il se trouvait devant le tribunal de Milan (pour l'affaire Mediatrade).

Quant au ministre italien de l'Intérieur Roberto Maroni, il estime qu'il faut prendre ces menaces de représailles "au sérieux". Et d'ajouter : " Les paroles de Kadhafi confirment qu'il faut surveiller la situation. C'est ce que nous faisons et nous avons intensifié la surveillance sur le territoire national".

[ informations AFP ]

Berlusconi réagit à l'annonce de la mort de Ben Laden

Très tôt ce matin, le président des Etats-Unis annonçait la mort de Oussama Ben Laden, le chef Al-Qaïda.

>>> RTBF.be Info: Vidéo de Ben Laden : déclaration de Barack Obama

Comme d'autres chefs de gouvernement, Silvio Berlusconi a réagit à cette annonce. Ce matin, il se trouvait au tribunal de Milan pour une audience préliminaire dans le cadre de l'affaire Médiatrade, et déclarait : "Je pense que cela est un grand résultat dans la lutte contre le mal, dans la lutte contre le terrorisme, un grand résultat pour les Etats-Unis et pour toutes les démocraties". Mais "il ne faut pas baisser la garde".

>>> Pour en savoir plus :  LeFigaro.fr Info : Ben Laden / Berlusconi : "grand résultat"