La défense de Silvio Berlusconi était assurée par les avocats Niccolo Ghedini et Piero Longo. Ceux-ci ont soulevé la question de compétence du tribunal de Milan. Dans un permier temps, il était question de compétence territoriale puisque les parties fines (appelées Bunga-Bunga) auraient eu lieu dans la villa d'Arcore. Il a aussi été question de compétence fonctionnelle en rapport avec l'abus de pouvoir.
La défense s'est également intéressée à divers élements, outre les compétences du tribunal de Milan : les écoutes téléphoniques ou encore la violation présumée de la correspondance. Chaque question était illustrée par des centaines de pages de dossiers.
Maitre Ghedini a insisté sur "l'incompétence fonctionnelle" du tribunal de Milan, assurant qu'il revenait au Tribunal des ministres de juger, le cas échéant, le chef du gouvernement. "Soit Silvio Berlusconi a appelé la police en tant que citoyen, personne privée et il n'y a pas d'abus de pouvoir car ce délit ne peut être commis que par un responsable public, soit il a appelé en tant que chef du gouvernement, alors la compétence est du tribunal des ministres", a déclaré l'avocat.
Quand une affaire est jugée par le tribunal des ministres, un collège de magistrats est institué pour l'occasion. Et le procès ne peut commencer qu'avec l'autorisation du Parlement. Mais dans le cas de Silvio Berlusconi, même s'il dispose d'une solide majorité au parlement, cette autorisation n'a pratiquement aucune chance d'être votée.
Les trois magistrats occupés par l'affaire ont fixé la date de la prochaine audience au 6 juin prochain.
Les trois magistrats occupés par l'affaire ont fixé la date de la prochaine audience au 6 juin prochain.
[Informations AFP]
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