lundi 9 mai 2011

Affaire Mills : Berlusconi qualifie la justice de "cancer de la démocratie"

Alors que l'Italie était en pleine journée d'hommage aux victimes de terrorisme ( dont de nombreux juges), Silvio Berlusconi a, une fois de plus, attaqué les juges du procès Mills en les qualifiant de "cancer de la démocratie", "il y a de leur part des  tentatives réitérées de subversion".

Rappelons que, dans l'affaire Mills, le chef du gouvernement italien est accusé de corruption de témoin. Il aurait versé 600 000 dollars pour de faux témoignages. Mais il dénonce des "accusations infondées des procureurs de Milan qui utilisent le droit contre ceux qu'ils considèrent comme un adversaire politique". Il se dit d'ailleurs victime d'une persécution.

Il a remercié les magistrats qui ont "choisi de repousser les accusations des procureurs" dans plus d'une vingtaine de procédures lancées contre lui.

En ce qui concerne le dossier Mills, Silvio Berlusconi affirme qu'il ne contient "rien de rien", et va jusqu'à jurer ne pas connaître l'avocat Mills qu'il aurait payé pour de faux témoignages. Il a même qualifié ce procès de "paradoxal" et "vraiment surréaliste".

La prochaine audience est fixée au 16 mai. Deux témoins seront présents dont l'ex-patron de l'écurie de Formule 1 de Renault : Flavio Briatore !


Flavio Briatore, le 16 juin 2009 au Grand Prix de Silverstone © AFP/Archives Shaun Curry
Flavio Briatore
AFP/Archives Shaun Curry
Avant cette audience du procès Mills, une vingtaine de partisans de Berlusconi s'est opposée à des défenseurs de la magistrature italienne, déposant des bancartes et bouquets de fleurs en hommage des vingt-six magistrats décédés durant les années de plomb du terrorisme (1970-1980) ou tués dans des attentats de la mafia (début des années 1990).
      
                Photos AFP


[Informations AFP]
 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire