Pour Silvio Berlusconi, qui avait fait de ce scrutin un test de popularité sur sa personne et sur son gouvernement, c'est un échec. Et cela fragilise son alliance avec la Ligue du Nord.
En Italie, on s'attend à une crise au sein du gouvernement. Massimo Franco, éditorialiste du Corriere della Serra : "le ballotage de Milan est humiliant surtout pour Silvio Berlusconi, qui faisait du résultat un référendum sur sa personne et son gouvernement et reçoit une gifle personnelle et politique". Ce résultat "fait prévoir une période d'instabilité et d'autres règlements de compte dans le centre-droit" et Berlusconi "risque de devenir le bouc-émissaire".
En Italie, on s'attend à une crise au sein du gouvernement. Massimo Franco, éditorialiste du Corriere della Serra : "le ballotage de Milan est humiliant surtout pour Silvio Berlusconi, qui faisait du résultat un référendum sur sa personne et son gouvernement et reçoit une gifle personnelle et politique". Ce résultat "fait prévoir une période d'instabilité et d'autres règlements de compte dans le centre-droit" et Berlusconi "risque de devenir le bouc-émissaire".
Un avis partagé par Franco Pavoncello, professeur de Sciences politiques à l'université américaine John Cabot de Rome. "Ce résultat surprenant et négatif va amorcer une crise au sein du gouvernement", affirme-t-il.
Cela n'annonce rien de très réjouissant pour le chef du gouvernement qui avait déjà vu sa popularité tomber à 31% en avril. S'adressant à des élus dimanche, Silvio Berlusconi avait pourtant jugé "impensable de ne pas gagner à Milan", tout en affirmant que la coalition PDL/Ligue du Nord est "l'unique force modérée".
Cette coalition avec la Ligue du Nord est la condition nécessaire à la survie du gouvernement du Silvio Berlusconi. Mais avec les résultats de ces élections, la Ligue commence à se demander si l'alliance avec le PDL constitue encore un atout. "C'est un peu le début de la fin de la coalition. Au sein de la Ligue, on commence à s'interroger sur la validité de l'alliance avec Berlusconi: est un avantage ou un handicap", explique Franco Pavoncello. L'éditorialiste Massimo Franco, lui, reste prudent et préfère relativiser : "Dans deux semaines, les ballotages pourraient restituer la victoire à la majorité, qui hier à Milan et Naples, a raté la victoire par excès d'assurance et d'agressivité".
Lundi, Silvio Berlusconi, tenu au "silence électoral", ne pouvait faire aucun commentaire. Son porte-parole avait indiqué que le chef du gouvernement s'exprimerait ce mardi, mais rien. Un silence qui en dit long ...
[Informations AFP]
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